vendredi 3 juin 2011

Matériel roulant allemand en 28mm...

...Les pachydermes de la ménagerie

Comme annoncé dans le billet précédent, je vous propose de découvrir ci-après, les photos de mes blindés allemands, prêts à disputer d'âpres combats d'escarmouche dans le bocage normand.

Pour commencer, voici un Hetzer produit par la compagnie Warlord Games à l'échelle du 28mm, soit le 1/56. C'est un modèle en résine et métal, comprenant une dizaine de pièces. L'assemblage est facile à réaliser à condition d'avoir une bonne colle contact. La caisse est en résine, formée d'une seule pièce ; elle est bien coulée. Elle mérite tout de même une petite finition à la lime, tout comme les différentes pièces en métal blanc (canon, mitrailleuse, chenilles et trappes).


Le Hetzer fut l'un des meilleurs chasseurs de chars de la deuxième guerre mondiale. Il disposait d'une silhouette basse profilée, montée sur un chassis de Panzer 38t. Son armement consistait en un canon de 75mm Pak L 39 /48 capable d'atteindre sa cible à mille mètres.  En adjonction de son arme principale, le Hetzer pouvait compter sur un mitrailleuse de tourelle MG 34 / 42 autoguidée depuis l'intérieur de l'habitacle. Il fut produit en fin de guerre, à 2 500 exemplaires environ.



J'ai choisi de réaliser le blindé dans une configuration fin de guerre, pour le théâtre normand. Comme d'habitude, la peinture trois tons a été appliquée à l'aérographe. Puis les marquages basse visibilité ont été appliqués sur la caisse, notre félin ayant été baptisé Freida comme vous pouvez le constatez sur la photo de face.


Si le Hetzer est un sympathique petit chasseur de chars, fournissant un excellent appui à l'infanterie évoluant dans le bocage normand, il me fallait disposer d'un véritable groupe de blindés lourds capables de couper la route à la marée alliée de l'été 1944.

Pour ce faire, j'ai choisi d'aligner un zug de pahydermes, à savoir, des chars Tigre I équipé du fameux kvk 36 de 88mm. La chose fut aisée, car pour une fois, je pouvais me servir de produits prépeints disponibles sur le marché. En effet, la marque Hobbymaster propose le Tigre I prépeint à l'échelle du 1/56. J'en ai donc commandé trois, ma seule plus-value étant le soclage des tigrous accompagné d'un brin de weathering.


Ces blindés prépeints présentent deux gros avantages : Un gain de temps sur la peinture bien sûr et un faible prix à l'achat (moins de 20 euros). Fort de ces arguments, j'aurais été tenté d'en prendre un bataillon complet...


Un petit weathering sur la caisse et les galets, voici nos tigres montant au front. C'est vrai que tout compte fait, le terme de félins leur sied mieux que celui de pachydermes, d'autant que le moteur du tigre (développant 700 cv) pouvait propulser le blindé à près de 40 km/h sur route...



Voilà, il ne me manque plus qu'un adversaire pour affronter ma colonne blindée. Pour ce faire, vous trouverez, dans la colonne gauche du blog, un panorama des parachutistes anglais de Jean-Louis à l'échelle du 28mm.

mercredi 1 juin 2011

Matériel roulant allemand en 28mm...

...La ménagerie est de sortie

Après une absence prolongée, mise à profit pour réaliser la peinture de mes véhicules allemands à l'échelle du 28mm, je vous propose une série d'articles destinés à illustrer mes réalisations de ces derniers mois.

Pour commencer, voici une sdkfz 222 de chez Warlord Games. Doté d'un canon kvk30 de 20mm et d'une mitrailleuse coaxiale MG34 de 7,92mm, c'est un excellent véhicule de reconnaissance qui sera utilisé tout au long de la guerre, même s'il montre ses limites pendant la campagne de Normandie. Le modèle présenté a été peint à l'aérographe selon un schéma de couleurs trois tons fin de guerre. Le véhicule a reçu un filet de camouflage placé sur le pare-chocs avant, souvent présent sur les photos d'époque.



Le blindé comporte un équipage de trois hommes dont vous pouvez voir le chef de char en zoom sur la photo ci-dessous. Il porte la tenue de la panzerwaffe et s'est positionné à l'exterieur de la trourelle du blindé pour mieux observer la situation. Pour ce faire, il est équipé de jumelles et communique avec son équipage grâce au traditionnel laryngophone.



Pour continuer, je vous propose les clichés de deux autres véhicules légers, toujours produits par Warlord Games. Il s'agit d'une part de la Kübelwagen 82, d'autre part de la Schwimmwagen 166.

Concernant la VW 82 Kübelwagen, littéralement "voiture bassine" produite à 55 000 exemplaires tout au long de la guerre, j'ai choisi de la peindre selon un schéma de gris, même si ce coloris est ici fortement entamé par la boue du théâtre normand.







La Schwimmwagen VW 166 quant à elle, a été produite à près de 15 000 exemplaires. Elle a essentiellement servi sur le front de l'Est, mais elle a aussi été utilisée en Normandie. Le modèle présenté ci-dessous a été peint selon le même schéma de couleurs que la sdkfz 222. Afin de lui rendre toute sa spécificité, j'ai décidé de lui offrir un décor de marécages, le véhicule étant ici en train de franchir un cours d'eau peu profond.






L'ensemble peut désormais évoluer sur les tables de jeu à condition toutefois, d'être soutenu par une solide infanterie et par quelques éléments blindés plus conséquents. Ce sera l'objet du prochain billet...

lundi 10 janvier 2011

L'armée spartiate du Roi Agis III...

...voilà de quoi chatouiller mes macédoniens.

Il fallait bien que je trouve un ennemi à la hauteur pour ma puissante armée macédonienne. Dans une premier temps, j'avais envisagé de constituer une armée d'indiens Maurya, mais tout compte fait, la piste des guerres internes à la péninsule hellénique l'a emporté. Me voilà donc parti dans la réalisation d'une armée spartiate en 331 av. JC.

Cette date n'est pas anodine puisqu'elle coïncide, très excactement, avec la bataille de Mégalopolis ayant vu Agis III, Roi de Sparte, affronter les macédoniens, trois fois supérieurs en nombre et menés par Antipater, l'un des généraux d'Alexandre.

Il faut vous avouer que j'ai été séduit par la personnalité très martiale du Roi Agis III, d'après Diodore de Sicile. Relatant la bataille de Megalopolis, il écrit :  "Le roi Agis III, blessé et incapable de se tenir debout, continue à combattre sur les genoux avant d'être finalement tué par un javelot."

Agis III était le[fils du Roi Archimados III de la famille des Eurypontides, deuxième roi formant la dualité monarchique sur laquelle s'appuie les institutions lacédémoniennes. En effet, rappelons qu'à Sparte, les deux rois descendent, selon la légende, de jumeaux d'Heracles, ce qui leur vaut d'être dénommés les Héraclides. A cette époque, le pendant des eurypontides est le Roi algiade, Cléomène II.


Afin de faire face à l'ennemi macédonien, très supérieur en nombre dès le début de la bataille, Agis III, Roi de Sparte, a levé une armée déterminée et quelques chefs tout aussi déterminés comme le montrent les photos des deux officiers ci-dessous.




Vue de l'armée depuis son flanc gauche

Je vous livre d'abord un zoom de l'aile gauche spartiate, à commencer par la cavalerie et les peltastes positionnés dans le bas de la photo d'ensemble.


Les peltastes sont ici des Périèques, de cités libres de Laconie et non des citoyens de Sparte.




A l'autre extrémité de l'armée, en haut sur la photo d'ensemble, j'ai choisi de placer l'alter ego de la première unité de peltastes, de sorte que l'armée sera pratiquement symétrique, la cavalerie exceptée.


Après les ailes, voici la seule troupe de l'armée ayant vocation à reculer face à l'ennemi, mon écran de tirailleurs équipés d'arcs courts. Ils doivent se placer devant les unités de hoplites, harcelant l'ennemi grâce à leurs traits et prêts à laisser la place aux citoyens plus lourdement armés.


Voici donc les différentes unités de hoplites constituant le noyau dur de l'armée du Roi Agis. Elles sont au nombre de cinq, toujours en parfaite symétrie.

Il y a ainsi une unité de hoplites lourds, dotés de cuirasses et formant le fer de lance de l'armée, aux ordres du Roi Agis en personne.

Le fer de lance de l'armée d'Agis III

Les hoplites lourds sont épaulés, dans la bataille par quatre unités de hoplites légers, dont deux phalanges hoplitiques très légères, jugez plutôt...

Les "tout nus" ou presque...

A Sparte comme partout dans le monde antique, la religion est présente, dans la paix comme dans la guerre. C'est pourquoi, l'armée spartiate ne part jamais en guerre sans les Dokana, symbolique des Dioscures. Ici, devant les Dokana, une pythie (prophétesse) lacédémonienne consulte les oracles avant la bataille.


Près des Dokana, le camp...

Les Dieux étant désormais du côté spartiate faisant le siège de Megalopolis, il ne reste plus qu'à engager le combat face aux Macédoniens et tenter de renverser le cours de l'histoire car rappelons le, le nombre fit la différence ce jour-là...